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L’US-Navy milite pour l’écologie

Publié en ligne le 1er novembre 2011 -
par Kamil Fadel - SPS n° 297, juillet 2011

La fièvre « bio » atteint les militaires : les forces navales américaines se sont fixées comme objectif de réduire leur dépendance au pétrole et de passer au vert. Déjà en 2009, le premier bâtiment de guerre hybride essence/électrique américain – le Makin Island, un porte-hélicoptère et transporteur de Marines – économisait trois millions de litres d’essence et deux millions de dollars.

En 2012, la Navy démarrera des essais en consommant des biocarburants sur certains navires et avions embarqués, l’objectif étant d’avoir quelques navires « verts » entièrement opérationnels en 2016. Une volonté écologique pour le moins paradoxale lorsqu’on sait que les émissions colossales de CO2 par les forces armées américaines ne sont comptabilisées dans aucune étude officielle, puisque le Pentagone bénéficie d’une exemption générale dans tous les accords internationaux, si bien que les chiffres officiels relatifs à la production de CO2 par les États-Unis sont nettement inférieurs à la réalité. Selon le World Fact Book édité par la CIA, une trentaine de pays seulement – sur les 210 au monde – produisent davantage de CO2 que le Pentagone.

Publié dans le n° 297 de la revue


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