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En amour, sommes-nous des bêtes ?

Publié en ligne le 16 juillet 2004
Note de lecture d’Agnès Lenoire - SPS n° 257, mai 2003
La réponse à la question du titre est non, assurément. Pas tant parce que nous serions civilisés, mais plutôt parce que, participant pourtant des mêmes origines et des mêmes besoins, nous avons bifurqué. Pourquoi ? Par déprogrammation, qui rend la liberté au corps, à l’esprit et au cœur. Car les animaux vivent sous les contraintes de leur spécificité : le sabot, la griffe, la pince ont des rôles précis. La main de l’homme est, elle, vouée à ne rien faire de particulier, donc à faire ce qu’elle voudra apprendre. Il en va ainsi pour toutes les fonctions humaines, où l’homme est omnivalent, amour y compris. Laissez Michel Serres vous chanter le libre-arbitre de nos sentiments, lié à son cortège de faiblesses et de lacunes, mais si riche de possibles. Suivez-le dans ses grandes enjambées poétiques, souples, déliées, dynamiques. Notre philosophe réinvente l’amour et, sous sa plume élégante, le plus petit mot se fait charnel et l’émotion vivifiante.

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Publié dans le n° 257 de la revue


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